I was there·L'Amérique·Les Etats-Unis

Travailler comme Cast Member à Disney World: mon témoignage

On remonte dans le temps et cette fois-ci, je vous emmène à Disney World en Floride où j’ai passé mon été 2014 en tant que Cast Member.

J'ai travaillé comme Cast Member à Disney World

Cette folle aventure a débuté en 2013, année durant laquelle une copine de fac a tenté sa chance à Disney World et en est revenue enchantée (ha ha, le jeu de mot, t’as vu ça?). Je me suis alors dit « Pourquoi pas moi? » ». Après une interview sur skype, un entretien sur Paris, des mois d’attente, du stress et beaucoup de questions, l’email tant attendu m’offrant le fameux sésame tant convoité, une matinée à l’ambassade d’Amérique et 7h de vols plus tard, nous voici moi et ma copine Ana Banana à Orlando (vous ne pensiez tout de même pas que j’allais partir toute seule?).

J'ai travaillé comme Cast Member à Disney World
Mérida

J’ai été prise en merchandising (un bien grand mot pour dire que j’étais « vendeuse ») à Fantasyland. C’était une expérience unique et très enrichissante. J’ai pu découvrir le monde du travail américain (les 35h, eux, ils ne connaissent pas) mais aussi l’envers du décors de mon parc d’attraction favori. Mis à part le travail, nous avions accès gratuitement aux différents parcs Disney. Je peux vous dire que j’en ai profité à fond les ballons! J’ai adoré aller à la rencontre des personnages. Même si, au fond, ils étaient comme moi, des cast members, ces rencontres me faisaient retomber en enfance.

J'ai travaillé comme Cast Member à Disney World

Les points positifs

Travailler à Fantasyland a beaucoup de bons côtés : on est en immersion totale dans la magie Disney. J’ai adoré mettre de la poussière de fée dans les cheveux des petits comme des grands et les voir repartir avec un grand sourire en pensant très fort que leur souhait va se réaliser. J’ai adoré mon costume de cast member qui me donnait des airs de Raiponce (plusieurs enfants m’ont demandé si j’étais Raiponce ainsi que des autographes). J’aimais surtout le fait qu’on nous encourageait à prendre notre temps avec les guests et je démenais pour répondre à leurs attentes et recevoir très souvent de gros câlins de reconnaissance.

J’ai eu beaucoup de rencontres marquantes.

  • Une famille de Montréal était très déçue de ne pas avoir de rendez-vous à la Bibidi Bobidi Boutique pour relooker leur fille en princesse. J’ai pu leur en décrocher un par un coup de fil, la petite fille m’a serrée très fort dans ses bras et le père m’a même fait la bise tellement ils étaient heureux.
  • Un jour, en mettant de la poussière de fée sur les cheveux d’une petite fille, elle a souhaité devenir Taylor Swift. (oui, c’est de la poussière de fée mais on ne fait pas de miracle non plus…)
  • Une guest hollandaise qui a voyageait un peu partout galérait au comptoir avec toutes sa monnaie venue du monde entier. Elle m’a montré ses pièces et m’en a donné une du Guatemala. C’est tout bête, mais ça m’a beaucoup touché.

J’ai rencontré beaucoup d’anglais britanniques et j’étais très fière de leur dire que j’habiter leur petite île. J’ai eu quelques fois des gens qui venait de la ville-même où je réside voire de la même université (it’s a small world after all !). Même si au début je n’arrivais pas à distinguer l’accent américain des accents britanniques (on a l’oreille ou on ne l’a pas, ne me jetez pas de cailloux à la figure), j’ai réussi vers la fin à être plus attentive et à reconnaître les sujets de cette chère Elizabeth ! (et j’ai tout perdu depuis… maudite soit mon oreille musicale inexistante)

Beaucoup de gens étaient contents de rencontrer une française et m’ont sorti les quelques mots qu’ils connaissaient dans la langue de Molière. J’ai encouragé beaucoup de gens qui « voulaient se remettre au français mais se pensaient trop nuls pour y arriver ». Il suffit parfois de peu, juste de complimenter leurs accents, les rassurer sur leurs craintes et leur faire voir le bon côté des langues étrangères… j’espère qu’ils n’ont rien lâché . Bref, ce fut un avant-goût de mon futur métier de prof !

J'ai travaillé comme Cast Member à Disney World
Miami

Les inconvénients

Mais personnellement, trop de disney a tué disney. A force d’être h24 avec les costumes de princesses et la folie créée par la reine des neiges, j’ai été un peu blasé de l’univers rose guimauve des princesses. (je vous rassure, je me suis soignée, je vais mieux). Les guests aussi commençaient à me courir sur le haricot vers la fin. Il devenait de plus en plus difficile d’être aimable quand on entend sans arrêt des questions bêtes, que l’on ne m’adressait même pas un « bonjour » tandis que j’étais tout sourire ou que l’on était impoli avec moi sous prétexte que « le client est roi ».

Il y a bien sûr eu des points positifs tout comme il y a eu des points négatifs. Je pense que le bilan final dépend de chaque personne. J’en suis sortie contente mais je sais qu’un été à Disney a été suffisant pour moi alors, qu’au contraire, mon amie Ana Banana en est ressortie beaucoup plus enthousiaste et a retenté l’expérience depuis.

J'ai travaillé comme Cast Member à Disney World
La robe de Cendrillon

Si vous désirez en savoir plus sur les démarches à suivre pour postuler à Disney World, la vie quotidienne plus en détails ou autre, n’hésitez pas à me le faire savoir dans les commentaires.

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9 commentaires sur “Travailler comme Cast Member à Disney World: mon témoignage

  1. Je repensais à ton article et je me posais une question – avais-tu des expériences particulières pour être acceptée à Disney ? J’avais fait beaucoup de recherches sur cette option il y a un an ou deux mais j’avais lu qu’il fallait absolument de l’expérience dans la restauration ou la vente.

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    1. Coucou!
      Alors; pour le disney summer program, ils acceptent les débutant ce que j’ai trouvé super car cela donné une chance à tous.
      J’avais néanmoins une expérience dans le domaine de la restauration (macdonald et restaurant universitaire) mais jamais dans la vente en magasin.

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    1. Epcot, tu étais donc au pavillon français? Tu travaillais en merchandising, bakery ou attraction? Une amie y a travaillé aussi une année. Apparemment, il faut vraiment s’accrocher car c’est pas facile (niveau travail mais aussi l’ambiance).

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