Expatriation·Inawashiro·Le Japon

Il y a un an…la vie de volontaire au Japon

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vendredi 7 octobre 2016

C’est l’heure de se faire les jambes!

Ce matin, après avoir commaté devant mon thé, c’est balade en forêt avec les deux toutous Addy et Chacha. J’étais accompagnée d’une autre bénévole, Louisa, une australienne qui est arrivée quelques semaines avant moi (et donc qui s’y connait plus). Le refuge est entouré de forêt il y a donc de belles balades à y faire tout autour.

Elle m’a raconté l’histoire d’Addy, qui a été retrouvée dans la zone évacuée de Fukushima, enceinte, attachée à un poteau. Depuis, elle a une peur panique de l’abandon et donc de quitter le refuge. Toutes ses adoptions se sont soldées par des échecs. Chacha était aussi dans la zone évacuée de Fukushima, enfermée dans une maison…Quelle horreur!

 

Après cette balade, quartier libre! Megan, la deuxième volontaire la plus ancienne, nous a montré le centre ville d’Inawashiro et où nous pouvons faire nos courses. Il y a un Daiso et quelques supermarchés beaucoup moins chers que le 7eleven en face de chez nous. C’est à 4km à vélo de là où nous habitons. L’avantage est que c’est légèrement en pente donc à l’aller, c’est impeccable. Par contre, le retour… Je n’ai pas pédalé depuis un bail donc dur dur de se remettre au sport.

Sinon, je passe pas mal de mon temps dans la chambre des chats. J’ai déjà mes petits préférés, haha! C’est tellement agréable d’avoir autant d’animaux autour de soi. Cela booste le moral d’une force!

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Expatriation·Inawashiro·L'Asie·Le Japon

Il y a un an…ma première vraie journée au Japon

jeudi 6 octobre

Five coloured lakes

Je me suis couchée à minuit et demi donc aucun jet-lag au réveil. Woop! Je suis contente car ma valise est bien arrivée ce matin par livraison depuis l’aéroport d’Haneda. C’est trop pratique ce service!

Pour mon premier jour, je suis de sortie! On est allé aux Five coloured lakes avec deux autres volontaires. C’était trop bien! Nous avons pris un bus, heureusement que l’une des volontaires parlait bien japonais! Je n’aurais jamais su quelle ligne prendre et où m’arrêter. Le système des bus semble assez différent ici. Il n’y a pas de tarif unique: plus on va loin, plus on paie cher. Il n’y a qu’une entrée, près du chauffeur et on paie en sortant en posant des pièces sur une sorte de mini tapis roulant.

La balade fut tellement agréable. On s’en prend plein les yeux! Le soleil est encore de sortie pour ce mois d’octobre et il fait tellement bon. Je vais me plaire ici.

Au retour, on a eu la chance d’être ramenées en voiture par un membre d’un hôtel voisin. Quelle chance! Nous avions eu peur que cela soit une arnaque et que l’on nous demande de payer des frais de taxi exorbitant mais pas du tout. Le monsieur l’a fait par pure gentillesse.

Niveau volontariat, je suis donc dans un refuge pour animaux abandonnés suite à la catastrophe de Fukushima. Il y accueille principalement des chats mais aussi deux toutous. Aujourd’hui, j’ai appris comment nourrir les chiens et chats et quels médicaments je dois leur donner.

J’ai pas réussi à dormir avant 3h du matin. Du coup, je me suis levée et j’ai été faire des calins aux chats. Le pied!

 

Extrait de mon carnet de voyage

 

 

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Il y a un an…mon départ pour le Japon

Mardi 4 octobre 2016

C’est le grand départ!

Après un dodo avec maman, un réveil en douceur à cinq heures du matin et deux heures de bus, nous voici à Roissy! Il y a déjà une queue phénoménale pour Luthtansa mais on a le temps! Ma grosse valise réussit le test des 23kg (yes!). On me demande d’enlever ma tablette et ma DS car les batteries au lithium « pourraient prendre feu »! Ah bah oui, c’est gênant!

Un muffin au chocolat plus tard et c’est déjà l’heure des adieux larmoyants. J’ai beau voyager souvent, je ne m’y fait pas…Je promets à maman que c’est la dernière fois que je pars aussi loin aussi longtemps. Tiendrai-je ma promesse?

Le premier vol s’est bien passé. Luthtansa a l’air d’être une compagnie top! En revanche, j’ai 1h de retard sur le prochain vol. Aie, aie, aie! Je sens que je vais louper ma correspondance en bus à l’arrivée à Tokyo.

Et en effet, il est annoncé que l’on va arriver avec 1h30 de retard. Et merde! Tant pis! Je laisse la Hélène du futur régler cela. Je viens de finir de manger mon repas végétarien tout en regardant « Me before you ». J’ai fait ma petite toilette (et bloqué les wc pour quatre autres personnes qui attendent. Tant pis, il fallait vous lever plus tôt!). J’arrive dans 8h30: time to sleep! J’en reviens pas d’être autant organisée, je m’aime! ❤

 

Extrait de mon carnet de voyage 

L'Asie·Le Japon·Tokyo

Le café hérisson: une sortie à éviter!

Situé à Roppongi, le café Harry (qui vient de Harinezumi, hérisson en japonais) est un café où il est possible de rencontrer des hérissons domestiques. Les cafés animaux sont très populaires au Japon (j’ai déjà pu faire un Cat Café il y a deux ans) et commencent à se démocratiser en Europe.

Le café hérisson hedgehog cafe roppongi tokyo japon japan harry harinezumiLe café hérisson hedgehog cafe roppongi tokyo japon japan harry harinezumi

J’ai longtemps hésité à franchir le seuil de Harry. Je suis contre les zoos et je me suis posée beaucoup de questions: les bars à animaux sont-ils des zoos miniatures? café hérisson hedgehog roppongi tokyo japan japon café cafeLe bar à chat ne m’avait pas donné cette impression là. Les chats vivaient dans un grand appartement, c’est un peu comme aller chez son ami et caresser son chat… Je me suis donc rendue au café hérisson…

Le café hérisson hedgehog cafe roppongi tokyo japon japan harry harinezumi

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Le café est vraiment petit et ne peut accueillir qu’une dizaine de personnes à la fois. Dans un sens, tant mieux car cela ne surcharge pas le café et laisse respirer les hérissons. Il y a aussi des endroits aménagés pour que les hérissons puissent se reposer sans être embêtés par les gens.

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Il y a des règles bien carrées écrites sur des panneaux mais certaines personnes abusent… Deux filles étaient assises devant nous et n’ont pas arrêté de presser les hérissons dans leurs mains, de les tourner dans les sens, de les tenir en dehors de leurs espaces de vie ou ont encore mis du produit antiseptique dans leurs copeaux en se lavant les mains… Je regrette que le personnel n’ai pas été plus attentif que cela.

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Le café pourrait être top si les gens y respectaient rigoureusement les règles et laissaient plus d’espace aux hérissons. Certains sont très sociables et d’autres n’ont clairement pas envie d’être dérangés. Aussi, les vivariums sont parfois trop petits à mon goût. Ces petits coeurs ont besoin de plus d’espace et de plus de jouets.

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Je suis ressortie de là avec une opinion mitigée: j’adore les hérissons, j’avais même pour projet d’en adopter un quand j’aurais à nouveau un appartement en Angleterre via une association qui secourt des hérissons maltraités ou malades. Je suis totalement pour que l’on fasse découvrir ce merveilleux animal. Et en même temps, le café (le staff et les visiteurs) pourrait être plus soucieux du bien-être des hérissons. Regarder un hérisson, lui donner à manger, lui faire une petite caresse: OUI ; Le forcer à être dans vos mains, le retourner dans tous les sens, ne lui laisser aucun répit et le forcer à vivre dans un petit espace: NON.

Au final, j’aurais dû écouter ma petite voix intérieure qui me disait que c’était une mauvaise idée. J’ai relaté mon expérience sur Trip Advisor, en espérant que cela informe plus les gens avant de s’y rendre.

Quelle est votre opinion sur les cafés animaux?

L'Asie·Le Japon

Mai au Japon en 10 images

Le pvt Japon s’est achevé mais j’ai emporté avec moi de beaux souvenirs de ce mois de mai 2017.

Le 5, c’était la journée des enfants. En cette occasion, les japonais laissent flotter au vent des carpes colorées.

Mai au Japon en 10 images Tokyo Kyoto Toei Studio Disney Odaiba Fuji Hérisson Café Harry Hikone

J’ai eu l’occasion de visiter les studios TOEI et de prendre la pose dans des décors qui ont servi pour des films jap’ situés dans la période Edo.Mai au Japon en 10 images Tokyo Kyoto Toei Studio Disney Odaiba Fuji Hérisson Café Harry

Nous sommes retournés à Tokyo, sur les traces de notre premier voyage. Visite incontournable au parc Ueno.Mai au Japon en 10 images Tokyo Kyoto Toei Studio Disney Odaiba Fuji Hérisson Café Harry

Mon geek d’anglais m’a entraîné à Akihabara où l’on célébré les 25 ans de Kirby.
Mai au Japon en 10 images Tokyo Kyoto Toei Studio Disney Odaiba Fuji Hérisson Café Harry Kirby Anniversary

Et je l’ai entraîné dans mes délires aussi…Mai au Japon en 10 images Tokyo Kyoto Toei Studio Disney Odaiba Fuji Hérisson Café Harry

Nous nous sommes empiffrés de junk food japonaise. Les crêpes fourrées vont me manquer!Mai au Japon en 10 images Tokyo Kyoto Toei Studio Disney Odaiba Fuji Hérisson Café Harry

Je l’ai convaincu de faire une balade dans la forêt des suicides. Tant qu’il est là, je n’ai pas peur.
Mai au Japon en 10 images Tokyo Kyoto Toei Studio Disney Odaiba Fuji Hérisson Café Harry

Nous avons caliné des petits hérissons au harinezumi café de Roppongi.Mai au Japon en 10 images Tokyo Kyoto Toei Studio Disney Odaiba Fuji Hérisson Café Harry

Nous nous sommes détendus à Odaiba et au super Onsen que nous avions découvert il y a deux ans et qui est devenu mon endroit préféré sur terre.Mai au Japon en 10 images Tokyo Kyoto Toei Studio Disney Odaiba Fuji Hérisson Café Harry

Et pour finir, j’ai eu la chance de visiter mon troisième parc Disney.Mai au Japon en 10 images Tokyo Kyoto Toei Studio Disney Odaiba Fuji Hérisson Café Harry

Comment s’est passé votre mois de mai?

L'Asie·Le Japon

Bilan de 7 mois et demi au Japon

Mon pvt s’achève officiellement en ce 22 mai 2017. J’ai passé sept mois et demi au Japon et il s’est passé tellement de choses ! Je pensais que faire un petit bilan sur cette expérience et tirer le rideau de fin était un passage obligatoire.

Je prends du plaisir à revoir la Hélène de novembre 2016 qui venait d’achever son premier mois au Japon, pleine d’enthousiasme et curieuse de voir ce qui l’attend par la suite. Qu’elle est mignonne!

Qu’est-ce qui a changé entre le 1er mois et le 7ème mois?

Le japonais

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Quand j’ai écrit ma lettre de motivation pour le pvt Japon, j’avais précisé dans un paragraphe:

« Apprenant le japonais, ce visa Vacances-Travail me permettra durant mon séjour de mettre en pratique les notions acquises durant mes formations avec l’intention d’améliorer mon niveau, de pouvoir être parfaitement à l’aise »

Je ne suis pas devenue bilingue mais j’avoue avec fierté que mon niveau de japonais s’est amélioré. J’ai pu prendre des cours de japonais lorsque j’étais à Matsuyama (cours particuliers et stage intensif) et ça m’a clairement débloquée.

Je lis les kana avec facilité, je reconnais quelques kanjis récurrents, je comprends mes interlocuteurs et peut facilement demander de l’aide quand je sors. J’ai acheté pas mal de livres pour continuer d’améliorer mon niveau. J’ai pour petit rêve de passer le JLPT 5 mais les kanjis me démotivent pas mal.

Le volontariat

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Au total, j’ai fait quatre volontariats différents:

  • Aider dans un refuge pour animaux
  • Gérer une association de défense pour animaux/Aider dans des écoles maternelles japonaises
  • Aider dans une guesthouse
  • Aider dans une auberge de jeunesse

J’ai été dans l’ensemble contente de ces différentes expériences qui’ m’ont permis de me rendre utile et de rencontrer parfois de super personnes. Cela m’a donné aussi un bon aperçu du milieu associatif et de la gestion d’une asso qui est loin d’être aussi clean qu’on veut bien nous le faire croire. (Bonjour télé-magouilles) On ne me la fera plus les « Non mais l’argent des dons sert exclusivement à faire tourner l’asso ». C’est cela oui…

Cela m’a aussi permis de prendre plus de recul au niveau du travail en lui-même et de mes patrons. Je me suis moins rendue malade de perfectionnisme avec le temps comme j’avais l’habitude de le faire avant. Mon patron n’est pas un dieu tout puissant et j’ai le droit d’être respectée en tant que personne.

Le Japon: les sorties/découvertes

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Ce qui m’a fait rire dans la première vidéo bilan, c’est la petite Hélène peureuse de prendre le bus. Alala, si tu savais! J’ai pris le bus un milliard de fois, le ferry, le train, le métro et même le vélo pendant 41km!

J’ai tellement bougé durant ce PVT et je suis tellement heureuse d’avoir découvert autant de jolis endroits! Je n’ai pas coché toutes les cases de ma Bucket List spécial Japon mais j’ai fait bien d’autres découvertes qui compensent largement.

Et sûrement pleins d’autres expériences que j’ai oubliées…

Le seul regret serait peut être de n’avoir pas exploré le nord du Japon avec Fukuoka et les îles japonaises comme Okinawa. Mais bon, une prochaine fois peut-être!

La vie à la japonaise

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La vie japonaise est très différente de la vie en Europe. J’ai adoré me balader en sécurité dans les rues, la politesse des gens, la propreté des lieux, les temples que l’on découvre au détour d’une rue, les passants en kimonos, les gens qui se font discrets dans les transports en commun…

Mais il y a aussi pleins de petites choses qui m’ont agacée et d’autres plus importantes qui font que je ne me projette pas sur du long terme au Japon. Je ne reprendrai pas les idées que j’avais déjà développé dans un article assez « léger » (attendre au feu rouge, pas de poubelle dans les rues, les sacs plastiques, les prix hors taxes) mais j’aimerais en développer de nouveaux.

  • La pollution sonore

Le premier serait la pollution sonore qui existe au Japon. Où que l’on va, il y a toujours du bruit venant soit d’un employé, soit d’une voix enregistrée en haut parleur. Ces annonces s’enchaînent à un rythme effréné qui devient vite étouffant voire insupportable. Dans le bus, on peut entendre à la suite « Dans un instant, on arrive à la station de Tokyo, Tokyo. Connexion avec les lignes numéro A, B, C du métro et les lignes … » puis traduit en chinois, coréen et anglais pour le peu que l’on soit chanceux . « attention on s’arrête », « attention, on redémarre », « la porte s’ouvre », « la porte se ferme » Haaaa mais stop!

J’avais lu un article d’une personne qui parlait de cette pollution sonore et qui trouvait ça bien ironique de faire des annonces « Éteignez votre portable pour ne pas déranger les autres passagers » quand on voit le boucan permanent qu’il y a dans les transports en commun à cause de ces annonces.

  • Le sur-emballage 

Le zéro déchet, ils ne connaissent pas au Japon. Tout est sur-emballé et après 7 mois, ça me rend juste malade! Par exemple, quand je vais m’acheter du pain à la boulangerie, le bain à déjà un petit emballage, la caissière va m’en rajouter un en plastique transparent puis un autre plastique comme sac pour le transporter. Et si vous dites non, olala, mais vous les perdez totalement: « Quoi? Pas de plastique? Non mais prenez-le quand même! » Merci?

Et quand ce ne sont pas les sacs, c’est tout le reste qui est en plastique: couverts, serviettes pour s’essuyer, boite bento, bols, assiettes…TOUT EST EN PLASTIQUE!

  • Le manque de variété dans mon assiette

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Il y a rarement des options végétarienne au Japon (à part la salade, tu veux de la salade pendant 200 jours ma petite tortue?). Il y a toujours de la viande, du poisson ou je ne sais quoi dans leurs plats et le peu de fois où j’ai demandé « non mais le topping au poulpe, ne le rajoutez pas » ils m’ont regardé comme si je leur demandais de faire décoller une fusée. Il y a peu de place pour les exceptions au Japon. Alors oui, je peux cuisiner chez moi mais il faut voir les prix des légumes et fruits, juste impossible d’avoir une alimentation végétarienne et équilibrée. Ou alors si c’est possible mais le budget course explose. J’ai doublé voire triplé mon budget bouffe en habitant au Japon… Et au final, je ne mangeais pas tellement varié: des nouilles, de la soupe, du riz, des patates douces…on a vite fait le tour! Pas de place pour la fantasie quand on a un budget restreint (quand on voit que le fromage est à 8€, les graines de chia à 10€ ou la pomme à 2€, bah tu restes en mode ramen). 

Il y a pleins d’autres points qui ne jouent pas en la faveur du Japon (on ne vit que pour son travail ici, le respect à tout prix même quand ce sont les autres qui te chient dans les bottes, le prix affolant des transports…) et tout cela mis bout à bout me confortent dans mon choix de rentrer en Europe.

Moi

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Il est difficile de savoir à quel point j’ai changé ou non depuis mon arrivée au Japon. Je ne pense pas être la mieux placée pour constater ce changement.

  • Vivre dans un pays si différent et si loin du mien m’a fait réaliser à quel point j’aime l’Europe et que mon futur nid sera clairement en Europe. 7 mois sans la France a été très long… De même, en Angleterre, il était tellement plus simple d’être écolo et végétarienne. Clairement, mon idéal de vie sera plus facile à atteindre dans l’un de ces deux pays.
  • Je pense aussi que j’aspire maintenant à me poser quelque part où je peux déballer mes valises et cuisiner réellement…bref, un chez-moi ! J’aurai toujours envie de voyager, je ne suis pas Travelling Petit Pain pour rien, ne vous méprenez pas. Mais je pense que ces voyages seront sûrement plus court. J’ai besoin de me poser, j’aspire à me poser.
  • Je suis beaucoup plus zen que lorsque je suis arrivée. Même si certaines choses me tiennent à cœur, je n’ai plus autant la volonté de convaincre à tout prix. Je vis ma vie et tant mieux si ce que je fais peut éveiller une certaine curiosité, sinon tant pis.
  • J’ai pris un peu confiance en moi en vivant dans un pays où je ne connaissais pas la langue, les coutumes ou les habitants. Je suis arrivée en octobre seule avec mes deux valises et ai réussi à m’orienter dans la cambrousse japonaise seule sans wifi. J’ai traversé les îles japonaises à vélo, sac au dos… Je me suis bien dégourdie!
  • Je me suis remise au vélo et j’ai fait tellement de balades avec que j’en suis devenue accro. J’espère garder le rythme et m’acheter un vélo bientôt. Je veux vraiment reprendre le sport!
  • J’ai réussi à me mettre dans une routine yoga/méditation qui m’a fait énormément de bien et que j’aimerais aussi continuer. Pourquoi pas prendre des cours de yoga aussi?
  • Je suis cependant toujours affectée par ma période peu joyeuse de l’an passé. Avec l’approche du départ, j’ai eu les raisons de mon départ qui me sont revenues dans la face et je me suis surprise à faire des crises d’angoisses. A mon retour, j’espère pouvoir écrire une nouvelle page de ma vie professionnelle qui sera plus douce et calme.
  • Je demanderai le reste à ma famille et mes amis, eux aussi pourront constater les changements
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Est-ce qu’un pays vous a changé un jour?

Merci d’avoir suivi mes aventures au Japon 🙂 Je pense que ce n’est pas la fin des articles concernant mon pvt et que j’en publierai quelques uns encore.

Ce n’est pas non plus la fin de mes voyages: prochaines destinations, l’Angleterre et l’Allemagne!

Tokyo

DisneyLand Tokyo: ça vaut quoi?

Comme pas mal de gens, mon enfance a été rythmée par les films Disney qui me laissaient toujours des étoiles dans les yeux.

Vers mes 7 ans, je suis allée pour la première fois à Disney Land Paris. Même si, à l’époque, le château était en construction, je suis revenue émerveillée de mon court séjour et y suis retournée régulièrement une dizaine d’année plus tard. Le parc de Paris et moi partageons la même année de naissance, c’est un signe! Et si tu me suis depuis un moment, tu dois sans doute savoir que j’ai eu la chance de travailler trois mois à Disney World en Floride. Tout cela pour dire que Disney et moi, c’est une histoire qui dure. Il était donc normal de jeter un petit coup d’oeil au cousin japonais pour voir s’il était à la hauteur de mes deux parcs chouchous.

Je vais donc vous donner mes impressions sur différents aspects de Disney Tokyo: le parc dans son ensemble, le château, les personnages, les attractions et les souvenirs.

Le parc

 

Tokyo Disney parc park comparaison Orlando Paris attractions personnages souvenirs
source

Le parc m’a paru plus petit que ses deux cousins et aussi beaucoup plus « vide ». Il y avait des endroits immenses avec peu de choses si bien que j’en perdais un peu « l’atmosphère Disney ».

L’entrée du parc est, pour moi, un grand raté: main street USA, célèbre avenue menant au château a été remplacée par un marché couvert aux allures de décor en carton qui ne donne aucunement l’impression de rentrer dans un parc Disney.

Une autre incohérence a été de mettre la maison hantée dans Fantasyland: what the actual fuck?

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World Bazaar, le cousin de Main Street USA

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Le château

Le château est magique bienque un peu plus palot que celui de Paris. Il me paraît aussi beaucoup plus grand: on peut en visiter l’intérieur où il y a une sorte de petite exposition sur Cendrillon et une salle du trône où l’on peut taper la pause et essayer la célèbre pantoufle de verre!

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Pour info, voici une petite comparaison des trois châteaux que j’ai connu jusqu’à présent.

Tokyo Disney parc park comparaison Orlando Paris attractions personnages souvenirs

Les personnages

Il y a moins de possibilités de rencontres avec les personnages qu’à Disney World selon moi mais il y a beaucoup plus de personnages « rares ». Par exemple, j’ai pu croiser le Roi de coeur, les cartes à jouer d’Alice au Pays des Merveilles, Oncle Picsou, les personnages de Zootopia, Panpan et sa copine…bref, des persos qu’on ne croise jamais dans les autres parcs. Les princesses, Mickey et sa bande sont bien sûr de la partie!

Les attractions

Tokyo Disney parc park comparaison Orlando Paris attractions personnages souvenirs

J’ai pu retrouver les grands classiques des parcs Disney, même si certains étaient fermés (bye bye It’s a small World et Space Mountain). Il y en avait de nouvelles que je n’avais jamais vu comme faire une petite ballade sur le lac en canoë tout en pagayant ou aider Bob et Sully de Monstres et Compagnie dans une attraction interactive.

Tokyo Disney parc park comparaison Orlando Paris attractions personnages souvenirs

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le « manoir » hanté

Grosse déception au niveau du manoir hanté qui a voulu faire un mix de celui d’Orlando et de France pour finir en une attraction totalement incohérente et sans aucune histoire ; déception aussi au niveau du manège Blanche Neige qui ne reprend pas du tout le conte (on croise Blanche Neige 2 secondes, tout le reste c’est la méchante sorcière, des squelettes, un cimetière, pas de Prince Charmant à la fin ou de Happy Ending…avons-nous vu le même film?).

 

Tokyo Disney parc park comparaison Orlando Paris attractions personnages souvenirs

Le staff m’a aussi tapé sur le système: il y a au Japon une véritable pollution audio qui ne laisse pas une seconde de silence aux gens dans les lieux publics. A Disney, c’est juste le pompon! Et vas-y que je te rappelle dix fois de bien attacher ta ceinture, et vas-y que je te rappelle d’enlever ton sac de tes épaules avant d’entrer dans l’attraction, et vas-y que je te demande quinze fois « vous êtes combien? » alors que tu n’es même pas encore dans la file d’attente du manège…Haaa mais tais-toi!  Le tout en japonais, très peu de staff semblait bilingue. Un comble pour un parc international ! (A Paris, la maîtrise de l’anglais est souvent obligatoire et Orlando met en avant ses Cast Member bilingue.)

 

Tokyo Disney parc park comparaison Orlando Paris attractions personnages souvenirs

Le Merchandising

Tokyo Disney parc park comparaison Orlando Paris attractions personnages souvenirs
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Les petits objets de Disney Tokyo étaient vraiment choupinou et à un prix encore raisonnable en comparaison à Disney Orlando ou même à Universal, parc concurrent. Il y avait des choses typiquement japonaises comme des souliers de princesse en origami ou encore des baguettes pour manger, éventails, cuillères pour le riz, clochettes porte-bonheur…

Tokyo Disney parc park comparaison Orlando Paris attractions personnages souvenirs
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Tokyo Disney parc park comparaison Orlando Paris attractions personnages souvenirs
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Bonus

A disney, il n’est pas rare de croiser des groupes d’amis ou des couples portant des tenues identiques. Ils appellent ça osoroi code (おそろいコーデ). C’est vraiment très populaire au Japon et tout choupi!

Tokyo Disney parc park comparaison Orlando Paris attractions personnages souvenirs
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Tokyo Disney parc park comparaison Orlando Paris attractions personnages souvenirs
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Pour conclure, je suis contente d’avoir fait ce troisième parc Disney mais j’avoue avoir été un peu déçue. Alors, est-ce que je ne mets pas le parc d’Orlando sur un piédestal? Me suis-je lassée de Disney? Ai-je fondé trop attendu de ce parc après trois ans de jeûne Disney? Je n’ai pas de réponses claires à ce jour.

Est-ce que visiter Disney Tokyo vous tente?

L'Asie·Le Japon·Tokyo

Le Mont Fuji et la forêt du suicide

Pour ce deuxième séjour au Japon, nous ne pouvions faire l’impasse sur le Mont Fuji.  Situé à 1h30 en bus depuis Tokyo, l’excursion Mont Fuji vous offrira une après-midi à la campagne, bien loin de l’agitation de la capitale japonaise.

Le Mont Fuji

forêt suicide tokyo aller Aokigahara hanté mort mont fuji

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Réserver son bus

Site: http://highway-buses.jp/course/kawaguchiko.php

Réservation: un mois à l’avance, payez le billet au guichet de la station de bus

Prix: 1750 yen l’aller (descendez à Kawaguchiko Station)

La région Fuji est assez vaste mais connectée par trois grandes lignes de bus qui vous permettront d’accéder facilement aux différents lacs. Le seul bémol est qu’ils ne sont pas très réguliers et que le traffic s’arrête vers 17h.

forêt suicide tokyo aller Aokigahara hanté mort mont fuji
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La forêt des suicides

 Le but de notre visite était non seulement d’admirer la montagne la plus célèbre du Japon mais aussi de visiter la forêt d’Aokigahara. Elle s’étend au pied du mont Fuji, sur de la roche volcanique et est tristement célèbre: en effet, de nombreux japonais y viennent pour mettre fin à leurs jours.

Je ne suis pas assez calée niveau sociologie japonaise, mais pour remettre un peu les choses dans le contexte, la société japonaise laisse peu de place aux individus. Si bien, qu’il y a une très forte pression sur les gens pour rentrer dans des petites cases (respecter les règles, la société avant tout, le travail= ta vie, les femmes doivent rester à la maison…) si bien que lorsque l’on ne rentre pas dans ces petites cases, on est vite mis de côté par le système. Ce qui n’est évidemment pas la joie…

forêt suicide tokyo aller Aokigahara hanté mort

Etant d’un naturel curieux mais trouillard, je m’y suis aventurée avec mon anglais. La première chose qui frappe est le silence. On n’entend pas un bruit dans cette forêt, même pas le chant des oiseaux ou des criquets! Juste le silence le plus total. La forêt est très dense et les passages se ressemblent tellement qu’il paraît très facile de perdre son chemin. Enfin, les milliards de crevasses rendent l’expédition assez dangereuse.

Aokigahara forêt suicide tokyo aller Aokigahara hanté mort

forêt suicide tokyo aller Aokigahara hanté mort mont fuji

Personnellement, j’avais bien plus peur des ours et sangliers potentiels que des esprits de la forêt. J’avais apporté mon sifflet dans lequel je soufflais de temps à autre pour éloigner les ours. Nous n’avons rencontré aucune bête sauvage à part une biche qui est passée furtivement à 10 mètres de nous et dont l’apparition nous a figé dans le temps durant 10 secondes. C’est tellement magique quand la nature se dévoile à nous.

forêt suicide tokyo aller Aokigahara hanté mort mont fujiforêt suicide tokyo aller Aokigahara hanté mort mont fujiforêt suicide tokyo aller Aokigahara hanté mort mont fuji

Je n’ai pas beaucoup aimé l’ambiance de cette forêt, même s’il ne s’est rien passé de transcendant. Je ne me sentais pas bien durant la traversée des bois avec notamment un gros mal de tête et une sorte d’étourdissement (mais il faisait très chaud aussi, donc je ne sais pas s’il y a un lien réel avec la forêt). Nous n’avons rien trouvé de glauque ou paranormal, juste des déchets que j’ai ramassé pour jeter à la poubelle (écolo jusqu’au bout). 

Si le sujet vous intéresse, voici quelques documentaires très bien faits:

Auriez-vous le courage de pénétrer dans cette forêt tout seul?

Kyoto·L'Asie·Le Japon

Visiter le Palais Impérial de Kyoto

Cette semaine, malgré mon pied qui me fait bien souffrir, l’anglais et moi sommes allés visiter le Palais Impérial de Kyoto. C’était un lieu que nous voulions absolument faire avant de quitter l’ancienne capitale du Japon.

Auparavant, il fallait réserver en ligne ses tickets pour le visiter. Mais depuis peu, il est possible de le visiter gratuitement et sans réservation. La seule chose à savoir est qu’ils n’acceptent que 1000 visiteurs à la fois dans l’enceinte du lieu donc à moins que tout le monde se rue sur le palais, il y a très peu de chance que vous ayez à faire la queue à l’entrée.

Si vous vous attendez à un genre de Versailles asiatiques, vous allez être vite déçu: le palais est plus petit et beaucoup moins extravagant. De même, on ne peut en visiter que l’extérieur ce qui, pour moi, ne m’a pas dérangé. J’ai vraiment adoré cette visite.

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Ouverture: du mardi au dimanche

9:00 à 17:00 (avril à août)
9:00 à 16:30 (septembre et mars)
9:00 à 16:00 (octobre à février)

Prix: Gratuit!

Adresse: 3 Kyōtogyoen, Kamigyō-ku, Kyōto-shi, Kyōto-fu 602-0881, Japon